Article: Les inspirations de la collection Automne-Hiver 2026/2027

Les inspirations de la collection Automne-Hiver 2026/2027
Pour l’Automne-Hiver 2026/2027, Bourrienne Paris X ouvre les portes d’un atelier d’artiste. Un lieu silencieux, habité par la lumière du Nord, les toiles inachevées, les matières brutes et le geste libre du peintre.
Intitulée « Ateliers d’Hiver », cette nouvelle collection puise son inspiration dans l’univers de Nicolas de Staël, figure majeure de la peinture française du XXe siècle et muse de la Maison depuis sa création. Son allure, sa nonchalance et son rapport instinctif aux paysages résonnent avec l’écriture de Bourrienne : une élégance libre, où chaque détail trouve sa place sans jamais sembler contraint.
Cette saison, Cécile Faucheur imagine ainsi un vestiaire inspiré par l’atmosphère d’un atelier en hiver. Une tasse de café fumante, le froid derrière les fenêtres, une toile posée sur un chevalet, le bleu pâle de la mer et les gris du ciel. Une collection pensée autour de la matière, du volume et de la liberté du geste.

Nicolas de Staël, une muse fidèle de Bourrienne
Nicolas de Staël occupe une place particulière dans l’univers de Bourrienne Paris X. Depuis les débuts de la Maison, son allure et son esprit nourrissent l’imaginaire des collections.
Pour cette saison, Cécile Faucheur revient plus particulièrement à ses paysages du Nord et à leur lumière singulière. Elle imagine Staël dans son atelier au cœur de l’hiver : concentré sur son travail, une tasse de café à ses côtés, entièrement absorbé par le geste de créer.
« Nicolas de Staël a toujours été une muse pour moi, à travers son art comme à travers la complexité de son caractère, mais surtout pour son allure et sa nonchalance. »
Cette vision constitue le point de départ d’Ateliers d’Hiver. Plus qu’une référence à l’œuvre du peintre, la collection cherche à retrouver quelque chose de son attitude : une manière de s’habiller avec liberté, de laisser le vêtement accompagner le mouvement plutôt que de le contraindre.
La chemise devient alors le vêtement naturel de cet atelier imaginaire. Une pièce à enfiler le matin, généreuse et confortable, suffisamment raffinée pour être portée au quotidien, mais jamais trop apprêtée.
La collection Automne-Hiver 2026/2027
De la toile à la chemise : une palette inspirée par la peinture
Comme une peinture se construit par couches, la collection se construit par les matières.
Une œuvre de Nicolas de Staël représentant un paysage maritime du Nord devient le point de départ de la palette. Les gris des nuages, les bleus pâles de la mer et les tons crème du sable trouvent leur traduction dans les tissus de la collection.
Le lin et la laine, comme une toile vierge
Pour la première fois, Bourrienne explore un mélange de 70 % lin et 30 % laine. Développée autour de l’idée de la toile brute avant le premier coup de pinceau, cette matière conserve le caractère texturé et le tombé naturel du lin tout en gagnant en chaleur grâce à la laine.
Dans une teinte écrue chaleureuse, elle évoque immédiatement la surface d’une toile d’artiste. Une matière d’hiver à la fois naturelle, texturée et enveloppante, particulièrement présente dans les silhouettes généreuses de la collection.
La flanelle grise, profondeur et douceur
Le gris apparaît comme une autre couleur essentielle de la collection. La flanelle de coton italienne, douce et légère, apporte profondeur et confort au vestiaire d’hiver. Sa chaleur discrète en fait une matière idéale pour les chemises d’hiver, tout en préservant la légèreté propre au vestiaire Bourrienne.
Le denim, entre vestiaire d’artiste et vêtement de travail
Le denim vient compléter cette palette avec une matière à la texture légèrement irrégulière, pensée à la rencontre du workwear et d’une élégance plus épurée.
Son mélange de coton, de lin et de viscose lui apporte une souplesse particulière et une expression plus contemporaine, tout en conservant l’esprit authentique du denim.
Le coton rayé, entre bleu et gris
Une nouvelle rayure développée exclusivement pour Bourrienne vient ponctuer la collection. Tissée en Italie à partir de coton double retors, elle associe les bleus et les gris de la palette de saison à une subtile surface satinée qui accroche délicatement la lumière.
Le résultat est précis mais jamais strict : une rayure qui donne du relief à la chemise tout en conservant sa fluidité.
L’atelier du peintre comme nouveau vestiaire
Dans Ateliers d’Hiver, le vêtement de travail devient une source d’inspiration à part entière.
La chemise du peintre, la veste de travail, les détails empruntés aux vêtements historiques ou au vestiaire militaire et maritime sont réinterprétés avec la précision propre à Bourrienne.
Pour l’homme, les silhouettes sont généreuses et suivent le geste. Pour la femme, les volumes se transforment : les manches prennent une nouvelle architecture, les cols, poignets et plastrons deviennent des éléments presque sculpturaux.
Dans les deux vestiaires, la même idée demeure : laisser au vêtement suffisamment d’espace pour accompagner le corps et le mouvement.
Les pièces signatures de la collection
PEINTRE, la chemise au cœur de la collection

PEINTRE est la pièce manifeste d’Ateliers d’Hiver.
Son volume oversized s’inspire des chemises traditionnelles d’artiste. Un plastron étroit, un col officier, des poignets fins et de généreuses fronces aux épaules et dans le dos construisent une silhouette ample, libre et naturellement nonchalante.
Son nom résume à lui seul l’intention de la collection : imaginer la chemise que Nicolas de Staël aurait pu porter dans son atelier.
Un détail triangulaire placé sur l’épaule fait référence aux anciens goussets d’aisance des chemises historiques. Ici, cet élément fonctionnel devient un détail ornemental, presque imperceptible, tandis que les fronces travaillées à la main donnent au vêtement son volume et son mouvement.
Réalisée cette saison dans le mélange de lin et de laine, PEINTRE semble avoir été pensée pour accompagner un matin d’hiver : une chemise ample, douce, légèrement froissée, dont les irrégularités participent pleinement à son allure.
DOCK, entre artiste et marin

Avec DOCK, Bourrienne rapproche l’univers de l’artiste de celui du marin.
La chemise s’inspire notamment d’un portrait d’Amedeo Modigliani et de cette image d’un foulard noué autour du cou. Le détail est directement intégré au col, pouvant être noué ou simplement laissé libre.
Ses larges poignets évoquent quant à eux le vêtement de travail naval, faisant écho aux paysages maritimes du Nord qui ont nourri l’inspiration de Nicolas de Staël.
Réalisée dans le mélange de lin et de laine, la matière bénéficie d’une technique particulière de filage humide et d’une double teinture, puis d’un traitement stonewashed qui lui donne sa patine et sa douceur.
PINCEAU, la rayure comme geste

La chemise PINCEAU traduit la palette de Nicolas de Staël dans une rayure exclusive développée en Italie pour Bourrienne.
Son volume Bourrienne, ses fronces dans le dos et sa longueur allongée lui donnent une présence singulière. Les poignets, inspirés de liens historiques, se ferment par deux liens à nouer : un détail discret qui transforme l’allure et introduit cette nonchalance chère à la Maison.
CHEVALET, l’esprit de l’atelier

Le nom de CHEVALET fait directement référence à l’atelier du peintre.
Cette veste-chemise légère reprend le lin signature de Bourrienne, dont la surface évoque celle d’une toile d’artiste. Son col officier haut, son plastron droit et ses deux poches plaquées lui donnent une allure fonctionnelle, tandis que sa construction reste volontairement épurée.
Pour l’homme comme pour la femme, deux vestes à col officier prolongent ainsi l’esprit de l’atelier et revisitent la veste de travail avec la sobriété propre à la Maison.
La collection Automne-Hiver 2026 Homme
La femme Bourrienne : de nouveaux volumes
Pour le vestiaire féminin, Ateliers d’Hiver ouvre une nouvelle recherche autour du volume.
La chemise n’est plus seulement définie par son col ou son plastron : sa construction devient elle-même un élément de silhouette. Les manches sont amplifiées, les lignes se géométrisent et les détails historiques sont réinterprétés dans des proportions nouvelles.
AQUARELLE, une silhouette presque graphique

Avec AQUARELLE, Bourrienne explore une approche plus contemporaine de la chemise.
Sa construction géométrique et ses lignes nettes créent une silhouette presque architecturale. Le col, le pied de col et les poignets sont travaillés dans la même logique de pureté, tandis que le volume oversized conserve l’aisance caractéristique de la Maison.
Réalisée dans le popeline de coton italien double retors signature de Bourrienne, AQUARELLE joue ainsi sur le contraste entre une matière précise et structurée et une silhouette généreuse.
SCÉNOGRAPHE, l’élégance du geste

Avec SCÉNOGRAPHE, le volume reste généreux mais se fait plus souple.
Son col haut se ferme par le bouton fleur doré emblématique de Bourrienne, motif inspiré des intérieurs historiques de l’Hôtel de Bourrienne, notamment de ceux associés à Fortunée Hamelin. De larges plis viennent ensuite rythmer les manches et donner du mouvement à la silhouette.
PIGMENT, entre uniforme et couture

La veste-chemise PIGMENT s’inspire quant à elle du storm collar, ce col boutonné historiquement pensé pour protéger du vent et de la pluie.
Bourrienne le réinterprète dans une construction plus sophistiquée, à mi-chemin entre l’uniforme d’officier et la couture. Son col structuré, ses poignets à patte boutonnée et ses poches plaquées renforcent son caractère, tandis que le lin signature à effet « plâtré » rappelle une nouvelle fois la surface d’une toile.
La collection Automne-Hiver 2026/2027 Femme
Le détail comme langage
Chez Bourrienne, le détail n’est jamais simplement décoratif.
Il raconte une histoire, fait référence à un vêtement ancien, accompagne le mouvement ou transforme subtilement une silhouette.
Cette saison, les fronces, les plastrons, les liens de poignets, les cols officier, les poches plaquées et les détails de construction deviennent autant de façons de traduire l’esprit de l’atelier.
Même les pièces les plus classiques sont réinterprétées avec cette attention. GALERIE, par exemple, reprend les codes de la chemise classique — col français et poignets mousquetaires — et les souligne d’un passepoil ton sur ton appliqué au col, aux poignets et à la patte de boutonnage.
Ailleurs, une rayure apparaît à l’intérieur d’un poignet, un bouton fleur vient signer un col, une ancienne construction de chemise devient un détail contemporain.
La collection privilégie ainsi la justesse du détail à la profusion, chaque élément étant pensé pour trouver sa place dans la silhouette.
Une collection où le vêtement devient présence
Ateliers d’Hiver ne cherche pas à reproduire l’univers de Nicolas de Staël. Elle en retient plutôt une attitude : celle d’un homme entièrement absorbé par son geste, libre dans sa manière de créer comme dans sa manière de s’habiller.
La chemise blanche, point de départ historique de Bourrienne, retrouve ici son rôle de toile vierge. Autour d’elle apparaissent les gris, les bleus, les écrus et les matières d’hiver ; les silhouettes se font plus généreuses, les constructions plus sculpturales et les détails plus expressifs.
Du lin et de la laine évoquant la toile brute à la flanelle grise inspirée des nuages, de la rayure bleue et grise aux vestes de travail revisitées, chaque élément participe à une même vision.
Une vision où le vêtement accompagne le geste, où la matière devient langage et où l’élégance naît de la liberté.














